12.01.2012
"Et le boulot?
Qui est sociable a une vie sociale. Qui a des connaissances et des amis a des soirées. Qui est sollicité, avant amusement...est "questionné". Sur la famille. Sur le travail. C'est d'usage. Mais c'est parfois rébarbatif, ou ce n'est pas forcément toujours le moment.
On est dans l'ère de la consommation. Du vite consommable. Du consommé. Du consumé? Bref, de l'éphémère. Parfois de l'amer, du coup. Qu'on soit pessimiste, réaliste ou optimiste, on est obligé de constater qu'on vit dans un monde où il faut plus que jamais se démarquer pour exister. Le plus possible, vite et bien. Ou au contraire, "faire le mouton" pour ne pas être inquiété.
Dans le monde du travail, comme dans tout, il y a deux grandes catégories: le privé et le public. On peut choisir. Enfin, pas toujours. Mais presque, si l'on est honnête. Soit, dans les grandes lignes, on mise sur la sécurité et on travaille dans le service public; soit on mise sur l'ambition...et, à peu de choses près, on est "pressé comme un citron". D'un côté, on ne peut évoluer qu'à coups d'examens à perte de vue; de l'autre en prouvant qu'on tuerait père et mère pour gagner sa croûte et être épanoui dans son travail.
Quid du juste milieu? Il n'y en a pas. Combiner horaire, salaire, environnement de travail, et bien-être optimal...est impossible. "A l'impossible nul n'est tenu". C'est vrai. Et comme je le dis souvent, surtout pas moi. Il n'empêche. On ne peut pas avoir un enfant et être ambitieux. On ne peut pas être ambitieux et parent célibataire. On ne peut pas ne pas être bardé de diplômes et avoir de la valeur sur le marché. On ne peut pas avoir fait certains choix à un moment donné et d'autres plus tard...aucune erreur n'est permise...sans devoir se justifier sans cesse.
La crise et la(les) conséquence(s) de vivre dans une société de consommation ne suffisent donc pas...qu'on nous pénalise davantage? Pourquoi l'employeur aurait-il le choix, par intérêt, de nous faire signer un CDD, un contrat FPI ou un contrat intérimaire...ad vitam eternam jusqu'à ce que la loi le bloque, quand il ne nous vire pas, à sa guise (car le CDI se monnaie très cher désormais et après moultes négociations); et nous, travailleur, ne l'aurions-nous pas de miser sur ce qu'on estime l'équilibre (presque) parfait?
Pour tenir tête, il faut donc composer. Revoir ses priorités. Faire des concessions. Etre le mouton à 4 pattes dans le monde du travail, et le mouton à 5 pattes dans sa vie personnelle, si l'on ne veut pas que ce soit une "Never ending story" et qu'on y laisse famille, santé et hobby(s). Longtemps, j'ai cru le contraire. Je me suis sacrément trompée. Faute avouée à moitié pardonnée. Surtout lorsqu'on sait qu'à 45 ans, le potentiel cognitif diminue et que l'âge de la pension est à 65 ans (pour le moment). Le calcul est vite fait. J'ai juste mis du temps à le comprendre. Demain, vendredi 13, c'est décidé, je joue au Lotto!

13:18 Écrit par LadyBaroudeuse | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paresse-ardeur |
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