29.01.2012

The Wall

Eriger un mur. Faire le mur. Abattre des murs. Triste emblème de la séparation de l’Allemagne autrefois. Chanson du mythique groupe rock Pink Floyd y faisant référence. « Pisser » sur un mur. Et il y a désormais le mur de Facebook. Parfois pris pour le mur des lamentations. Entre autres.


La récente fermeture du site de téléchargement Mégaupload a suscité bien des débats et des réactions, dont celle de trouver injuste de sanctionner tous les utilisateurs pour le mauvais usage qu’en font seulement certains. Et c’est malheureusement le cas pour tout généralement, plus particulièrement  sur la toile aujourd’hui, et Facebook n’échappe pas à la règle.

« Myspacéenne » depuis ses débuts et présente sur pas mal de réseaux sociaux depuis longtemps, car j’aime et j’admire l’art sous toutes ses formes (car il est l’expression de sentiments), Facebook est régulièrement sur le podium du réseau du plus grand n’importe quoi. Coup de gueule. Parce qu’un blog, c’est fait pour ça.

Marre de lire dans le fil d’actualités de certains de mes contacts-qui ne vont peut-être plus le rester bien longtemps- (et des contacts de mes contacts, car il suffit qu’ils « aiment » quelque chose pour qu’on le voie aussi), fil qui nous est imposé (oui, on a la possibilité de filtrer, mais si on doit passer toutes les phrases qui passent au peigne fin, on devient un véritable « no life ») : « Vendredi, je vais chez le coiffeur ». Ou : « Samedi, je me saoule au champagne », « Dimanche, je glande », et « Du lundi au vendredi, je fais semblant de travailler car je passe tout mon temps sur les réseaux sociaux ».

Mais qu’est-ce qu’on se fout royalement de la vie privée des internautes dans les moindres détails là où elle n’a pas sa place! Celui(ou celle) qui attend de lire ce qui est écrit publiquement sur un réseau social pour connaître quelqu’un ou savoir comment il(elle) va, n’est pas un véritable ami ou n’est pas une personne qui s’intéresse réellement à lui(elle) dans la vie. Et celui(celle) qui écrit n’importe quoi sans modération, est-il si mal dans sa peau et dans sa tête, qu’il(elle) a besoin d’avoir sans cesse toute l’attention rivée sur lui(elle) ? Sa famille et son/sa partenaire préfère le/la fuir que le/la subir ? Psy et remise en question sont alors de rigueur! Pour la vie privée, il y a le téléphone, les mails, les rdv, les sorties, …Pour ceux qui n’ont que des amis virtuels ou qui n’existent qu’à travers leurs statuts et internet, qui n’ont aucun talent, aucun hobby, ni aucune personnalité, il est peut-être temps de s’alarmer. Sans compter que ce qui est sur le net devient visible par tous. Y compris les employeurs. Il existe des sites spécialisés qui répertorient tout ce qui existe sur une personne sur la toile. Il faut déjà bien s’y connaître pour échapper aux différents filtres. Se divertir n’est pas synonyme de polluer.

Heureusement, Facebook, au-delà de ses fonctions retrouvailles, partage de souvenirs, et réel partage d’infos, fait se réunir des personnes qui (s)ont de vrais amis, qui le deviennent ou qui ont des âmes d’artistes à travers photos, écrits, events ou blagues. En cela, il rattrape Myspace et remplit bien ses tâches. On distingue deux grands types de réseaux sociaux : les réseaux pro, comme Viadeo ou LinkedIn; et les réseaux de divertissement, comme Twitter et Facebook pour les plus connus.  Pour le côté plus perso et privé, Facebook a plusieurs plateformes telles que Zoosk, ou il y a encore les sites de rencontres où tout se gère de manière privée et libre. Facebook n’est pas un dévidoir, mais un moyen de communication mis en place à la base pour les étudiants américains qui voulaient communiquer entre Facultés, ou avec leurs familles. Le réseau social a été d’un certain côté victime de son succès et attiré ainsi les abus. Un récent sondage a fait part du fait que lire tous les jours les différents statuts FB a un effet plutôt négatif que positif sur les personnes qui les lisent, car l’étalement de la vie privée génèrerait de la jalousie et ses dérivés. Bien sûr que les développeurs de Facebook pourraient corriger le tir, mais ils voient leur intérêt, à nous de voir et de bien cibler le nôtre, en « bon père de famille ». On est responsable de ce qu’on écrit, pas de ce que l’autre comprend. « C’est au pied du mur qu’on voit le mur ».

 

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16:25 Écrit par LadyBaroudeuse | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colere-joie | |  Facebook | |  Imprimer | |

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